Le juif et l’or.

La passion de l’or chez le Juif est tellement connue qu’il n’est peut-être pas nécessaire d’en reparler encore. La littérature universelle abonde en pages vengeresses sur ce thème inépuisable.
Le lecteur nous saura gré, toutefois, de lui remettre sous les yeux quelques textes peu connus ou oubliés.
Voltaire rappelle en quelques traits plaisants le mépris où le Juif était tenu pour sa passion de l’usure :
« Leur grande application ayant été de temps immémorial à prêter sur gages, il leur était défendu de prêter... sur des ornements d’église... Le concile de Latran ordonna qu’ils portassent une petite roue sur la poitrine, pour les distinguer des chrétiens (10) ... Il leur était expressément défendu de prendre des services ou des nourrices chrétiennes et encore plus des concubines. Il y eut même quelques pays où l’on faisait brûler les filles dont un Juif avait abusé et les hommes qui avaient eu la faveur d’une Juive, par la grande raison qu’en rend le grand juriconsulte
Gallus, que c’est la même chose de coucher avec un Juif que de coucher avec un chien... On avait toujours soin de les pendre entre deux chiens quand ils étaient condamnés... Ils furent partout usuriers, selon le privilège et la bénédiction de leur loi, et partout en horreur pour la même raison. »
Michelet, lui, va au fond du sujet. Sa peinture du Juif au Moyen Age est une inoubliable eau-forte :
« Au Moyen Age, écrit-il, celui qui sait où est l’or, le véritable alchimiste, le vrai sorcier, c’est le Juif, ou le demi-
Juif, le Lombard. Le Juif, l’homme immonde, l’homme qui ne peut toucher ni denrée, ni femme qu’on ne la brûle, l’homme d’outrage, sur lequel tout le monde crache, c’est à lui qu’il faut s’adresser.
Prolifique nation, qui, par-dessus toutes les autres, eut la force multipliante, la force qui engendre, qui féconde à volonté les brebis de Jacob ou les sequins de Shylock. Pendant tout le Moyen Age, persécutés, chassés, rappelés, ils ont fait l’indispensable intermédiaire entre le fisc et la victime du fisc, entre l’argent et le patient, pompant l’or d’en bas, et le rendant au roi par en haut avec laide grimace... Mais il leur en restait toujours quelque chose... Patients, indestructibles, ils ont vaincu par la durée. Ils ont résolu le problème de volatiliser la richesse ; affranchis par la lettre de change, ils sont maintenant libres, ils sont maîtres ; de soufflets en soufflets, les voilà au trône du inonde.
Pour que le pauvre homme s’adresse au Juif, pour qu’il approche de cette sombre petite maison, si mal famée, pour qu’il parle à cet homme qui, dit-on, crucifie les petits enfants, il ne faut pas moins que l’horrible pression du fisc. Entre le fisc, qui veut sa moelle et son sang, et le Diable qui veut son âme, il prendra le Juif pour milieu. Quand donc il avait épuisé sa dernière ressource, quand son lit était vendu, quand sa femme et ses enfants couchés à terre, tremblaient de fièvre en criant : du pain ! tête basse et plus courbé que s’il eût porté sa charge de bois, il se dirigeait lentement vers l’odieuse maison du Juif, et il restait longtemps à la porte avant de frapper. Le Juif ayant ouvert avec précaution la petite grille, un dialogue s’engageait, étrange, *difficile. Que disait le Chrétien ? « Au nom de Dieu ! Le Juif l’a tué, ton Dieu ! — Par pitié ! — Quel Chrétien a jamais eu pitié du Juif ? Ce ne sont pas des mots qu’il faut. Il faut un gage. — Que peut donner celui qui n’a rien ? Le Juif lui dira doucement : — Mon ami, conformément aux ordonnances du Roi, notre sire, je ne prête ni sur habit sanglant, ni sur fer de charrue... Non, pour gage, je ne veux que vous-même. Je ne suis pas des vôtres, mon droit n’est pas le droit d’un chrétien. C’est un droit antique (in partes secundo) ; votre chair répondra. Sang pour or. »
Le bon historien Capefigue les dépeint au moment de la Révolution :
« Les Juifs, une fois Paris ouvert à leurs spéculations, y vinrent de toutes parts, et y prirent de toutes mains, ils débutèrent, d’abord timides, par le petit commerce, la fourniture des chevaux et la petite usure, l’agiotage limité sur les assignats ; ils n’avaient pas encore le pied assez ferme sur le sol pour oser la banque qu’ils laissaient aux Génevois ; ils se contentèrent d’acheter les vieux meubles des châteaux, les reliques des églises, les bijoux confisqués, de prêter quelques louis aux émigrés en échange de bonnes valeurs. Dans quelques départements, ils s’étaient établis sur le sol des cultivateurs comme des corbeaux sur leur proie ; dans la haute et basse Alsace et dans la Lorraine, ils devenaient maîtres de la propriété foncière par des prêts sur hypothèque et des actes à réméré. A Paris, ils inondèrent les quartiers autour du Temple, devenu, en quelque sorte, leur ghetto. Qu’on les laissât marcher en liberté et, dans une période de temps, ils seraient les maîtres du marché industriel et de l’argent. »
On trouve dans la correspondance de Kellermann avec l’Empereur (1806) une lettre fort curieuse également. Kellermann gouvernait l’Alsace :
« La masse des créances pour lesquelles ils ont obtenu des inscriptions est effrayante.
Les usures des Juifs sont si énormes qu’elles ont donné lieu à un délit qui ne s’était pas encore présenté dans les cours criminelles de l’Alsace. Ces cours ont eu à juger, depuis quelque temps, des causes pour de fausses quittances qu’on opposait aux Juifs dont la mauvaise foi a seule inspiré l’idée. Les corps administratifs et judiciaires ont dû transmettre au ministre de Votre Majesté des détails plus étendus sur les maux qui résultent de l’usure et de la mauvaise foi des Juifs. »
Sur le Juif Algérien auquel le décret Crémieux donna la nationalité française, lisons Maupassant, excellent observateur, dans Au Soleil :
« A Bou-Saada, on les voit accroupis en des tanières immondes, bouffis de graisse, sordides et guettant l’Arabe comme l’araignée guette la mouche. Ils l’appellent, essayent de lui prêter cent sous contre un billet qu’il signera.
L’homme sent le danger, hésite, ne veut pas ; mais le désir de boire et d’autres désirs encore le tiraillent : cent sous représentent pour lui tant de jouissances ! Il cède enfin, prend la pièce d’argent et signe le papier graisseux. Au bout de six mois, il devra dix francs, vingt francs au bout d’un an, cent francs au bout de trois ans. Alors le Juif fait vendre sa terre, s’il en a une, ou, sinon, son chameau, son cheval, son bourricot, tout ce qu’il possède enfin.
Les chefs, caïds, aghas, ou bac hagas, tombent également dans les griffes de ces rapaces qui sont le fléau, la plaie saignante de notre colonie, le grand obstacle à la civilisation et au bien-être de l’Arabe. »
Emile Zola ne pouvait pas écrire L’Argent, en passant les Juifs sous silence. Les Juifs. du
Second Empire étaient déjà tout puissants, aussi la peinture du banquier « Gundermann » — est-ce un des Rothschild ? n’a-t-elle peut-être pas tout le relief que l’on aurait pu espérer du grand écrivain naturaliste. Zola fait le portrait de ce roi de la banque, au moment où il entre dans un restaurant voisin de la Bourse :
« Gundermann venait d’entrer, le banquier roi, le maître de la Bourse et du monde, un homme de soixante ans, dont l’énorme tête chauve, au nez épais, aux yeux ronds, à fleur de tête, exprimait un entêtement et une fatigue immenses. Jamais il n’allait à la Bourse, affectant même de ne pas envoyer de représentant officiel ; jamais non plus
il ne déjeunait dans un lieu public. Seulement, de loin en loin, il lui arrivait, comme ce jour-là, de se montrer au restaurant
Champeaux, où il s’asseyait à une des tables pour se faire simplement servir un verre d’eau de Vichy, sur une assiette. Souffrant depuis vingt ans d’une maladie d’estomac, il ne se nourrissait absolument que de lait.
Tout de suite, le personnel fut en l’air pour apporter le verre d’eau, et tous les convives présents s’aplatirent.
Moser, l’air anéanti, contemplait cet homme qui savait les secrets, qui faisait à son gré la hausse ou la baisse, comme
Dieu fait le tonnerre. Pillerault lui-même le saluait, n’ayant foi qu’en la force irrésistible du milliard. Il était midi et demi, et Mazaud qui lâchait vivement Amadieu, revint, se courba devant le banquier, dont il avait parfois l’honneur de recevoir un ordre. Beaucoup de boursiers étaient en train de partir, qui restèrent, debout, entourant le dieu, lui faisant une cour d’échines respectueuses, au milieu de la débandade des nappes salies ; et ils le regardaient avec vénération prendre le verre d’eau, d’une main tremblante, et le porter à ses lèvres décolorées. »
Plus loin, Il nous le montre au sein de sa famille et il rapporte les termes du réquisitoire qu’un banquier — non-juif et voué à la faillite — dresse contre lui.
« Gundermann occupait là un immense hôtel, tout juste assez grand pour son innombrable famille. Il avait cinq filles et quatre garçons, dont trois filles et trois garçons mariés, qui lui avaient déjà donné quatorze petitsenfants.
Lorsque, au repas du soir, cette descendance se trouvait réunie, ils étaient, en les comptant sa femme et lui, trente et un à table. Et, à part deux de ses gendres qui n’habitaient pas l’hôtel, tous les autres avaient là leurs appartements, dans les ailes de gauche et de droite, ouvertes sur le jardin ; tandis que le bâtiment central était pris entièrement par l’installation des vastes bureaux de la banque. En moins d’un siècle, la monstrueuse fortune d’un milliard était née, avait poussé, débordé dans cette famille, par l’épargne, par l’heureux concours aussi des événements.
Il y avait là comme une prédestination, aidée d’une intelligence vive, d’un travail acharné, d’un effort prudent et invincible, continuellement tendu vers le même but.. Maintenant, tous les fleuves de l’or allaient à cette mer, les millions se perdaient dans ces millions, c’était un engouffrement de la richesse publique au fond de cette richesse d’un seul, toujours grandissante ; et Gundermann était le vrai maître, le roi tout-puissant, redouté et obéi de Paris et du monde.
Pendant que Saccard montait le large escalier de pierres, aux marches usées par le continuel va-et-vient de la foule, plus usées déjà que le seuil des vieilles églises, il se sentait contre cet homme un soulèvement d’une inextinguible haine. Ah I le Juif Il avait contre le Juif l’antique rancune de race, qu’on trouve surtout dans le midi de la
France ; et c’était comme une révolte de sa chair même, une répulsion de peau qui, à l’idée du moindre contact, l’emplissait de dégoût et de violence, en dehors de tout raisonnement... Il dressait le réquisitoire contre la race, cette race maudite qui n’a plus de patrie, plus de prince, qui vit en parasite chez les nations, feignant de reconnaître les lois, mais en réalité n’obéissant qu’à son Dieu de vol, de sang et de colère ; et il la montrait remplissant partout la mission de féroce conquête que ce Dieu lui a donnée, s’établissant chez chaque peuple, comme l’araignée au centre de sa toile, pour guetter sa proie, sucer le sang de tous, s’engraisser de la vie des autres. Est-ce qu’on a jamais vu un juif faisant oeuvre de ses dix doigts ? Est-ce qu’il y a des Juifs paysans ouvriers ? Non, le travail déshonore, leur religion le défend presque, n’exalte que l’exploitation du travail d’autrui. Ah ! les gueux ! Saccard semblait, pris d’une rage d’autant plus grande, qu’il les admirait, qu’il leur enviait leurs prodigieuses facultés financières, cette science innée des chiffres, cette aisance naturelle dans les opérations les plus compliquées, ce flair et cette chance qui assurent le triomphe de tout ce qu’il entreprennent. A ce jeu de voleurs, disait-il, les chrétiens ne sont pas de force, ils finissent toujours par se noyer ; tandis que prenez un Juif qui ne sache même pas la tenue des livres, jetez-le dans l’eau trouble de quelque affaire véreuse, et il se sauvera, et il emportera tout le gain sur son dos. C’est le don de la race, sa raison d’être à travers les nationalités qui se font et se défont. Et il prophétisait avec emportement la conquête finale de tous les peuples par les Juifs, quand ils auront accaparé la fortune totale du globe, ce qui ne tarderait pas, puisqu’on leur laissait chaque jour étendre librement leur royauté et qu’on pouvait déjà voir, dans Paris, un Gundermann régner sur un trône plus solide et plus respecté que celui de l’empereur. »
A propos de ce Gundermann-Rothschild, nous nous en voudrions de ne pas citer l’amusante anecdote citée par Drumont à propos du Baron James :
« On se racontait de lui des traits inouïs de ladrerie. Un jour, un ami vient demander cinq cents francs à
Dumas père. Le grand généreux était à sec ; le cas cependant était pressant ; il prend la plume et écrit au baron une lettre étincelante d’esprit pour lui emprunter vingt-cinq louis. Le milliardaire ne daigne même pas répondre.
Quelque temps après, on causait autographe, rue Laffite.
• Cela a donc de la valeur ces papiers-là ? demanda le baron. — Cela dépend.
• J’en ai un que je vais vous chercher.
Il montre la lettre de Dumas et on lui en offre immédiatement dix louis qu’il accepte, naturellement.
Dumas se vengea par un joli mot. Un jour qu’on quêtait à une fête de charité, une des patronnesses tendit l’aumônière au baron.
• J’ai déjà donné, dit le financier.
• Je ne l’ai pas vu, répondit la dame, mais je le crois.
• Et moi, fit Dumas, je l’ai vu, mais je ne le crois pas. »
Nous terminerons cette vue rapide par une page de L.-F. Céline, extraite de son dernier livre : L’École des Cadavres (11). Il s’agit du transatlantique Normandie, de célèbre mémoire :
« Encore un truculent spectacle à ne louper à aucun prix. Le départ du Normandie de New-York. Normandie triomphe de nos contributions, le plus crâneur de nos déficits. Sur 3.000 passagers, au moins 2.500 Juifs. A nous,
Aryens, « assujettis » du génie français, tout le déficit ! On est des gaillards prestigieux, des vicieux de la folle ceinture.
Aux rats juifs du monde entier les prélassements inédits, les vogues les plus exorbitantes, le caviar à la louche de nos centimes additionnels. C’est plus de la passion, c’est de la vraie furie youtrissime pour grimper, grouiller sur ce bord, renifler, mâchillonner tout le sortilège du luxe, toute l’opulence talmudique de l’énorme rafiot. On dirait que les pires rats youtres, les plus pernicieux de l’espèce, les plus paniqueurs, ont opté pour la Normandie, pour la gigantesque panse, la fantastique tout en or, pour nef du prochain déluge. C’est vrai qu’elle représente très bien tout l’exact idéal du Juif.
Comment vous figurer la chose ? Imaginez-vous les Champs-Elysées montés sur péniche... mais alors des
Champs-Elysées devenus encore bien plus juifs, parvenus à l’aurification suprême, absolue, des Champs-Elysées pour milliardaires hallucinés, tout en délire d’ostentation, des milliardaires en haschisch. Des Champs-Elysées, encastrés, boulonnés dans le coffre-fort transatlantique le plus colossal, le plus spectaculaire, le plus juif du monde.
Les cabines ? autant d’éblouissants coffrets, avec tous les souks autour, babord, tribord, dessous dessus, de l’or ! boutiques, terrasses, coiffeurs, piscines, télégraphe, bars, sur-bars, et contre-bars tout ruisselants d’or ! chiots, ascenseurs, musiques, manucures, capitaines, serviteurs, absolument garantis or ! plaques or ! sertis or ! fondus or ! tout or !... L’on s’en nourrit d’or, l’on s’en baffre, l’on s’en regorge, l’on s’en dégueule, l’on s’en évanouit.
Va petit mousse
Tout l’or te pousse !
Il en gicle partout, ça pisse l’or, les bienheureux embarqués tombent malades d’or. Ils vont, surgavés, crever d’or.
Le médecin de ce bord en or, accourt tout en or pour émollir un peu vos tripes, obstruées d’or, vous faire fitrer le surcroît d’or, qui vous bloque (hé, hé) les conduites intimes. Douleurs trop divines ! Il vous évacue, il vous délivre adorablement, avec le sourire tout en or, d’un formidable étron précieux, contenant au moins 500 carats d’or !... Ce n’est pas difficile de comprendre que les Juifs adorent une navigation pareille, tout en carats. Ah ! Ils en raffolent de leur caravelle, cent mille fois plus miraculeuse que tous les Mayflowers leur Ben Normandie, la phénoménale, gigantesque boursouflure flottante, le ventre d’or transatlantique de la Jew Line. Y a même plus de jalousie possible entre les classes, tellement on se trouve bien entre Juifs, heureux, exaucés, triomphants, épanouis. C’est le Paradis !

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