Pourquoi les traits du masque juif sont-ils si persistants ?

Cette persistance est connue depuis longtemps du public. Son explication n’est par contre que récente ; elle exigera l’attention du lecteur.
La persistance en question est due au jeu des lois dites de Mendel (ne pas confondre avec
Mandel p. Le moine austro-silésien Gregor Mendel les découvrit au XIXe siècle en cultivant et croisant des espèces de pois dans le jardin de son couvent, à Brünn en Moravie, mais on sait aujourd’hui que ces lois sont valables pour les animaux comme pour les végétaux. En voici les principaux préceptes :
1° Les divers caractères dont nous sommes faits ne sont pas transmis en bloc à nos descendants.
Ils sont indépendants, « démontables », l’un par rapport à l’autre, comme les diverses pièces d’une mosaïque.
2° Lorsqu’on croise deux individus appartenant à deux espèces, différant donc par certains caractères (souris grise et souris blanche), les enfants, et surtout les petits-enfants, ne présentent pas des caractères mixtes, mais l’un ou l’autre des deux caractères parentaux.
3° Deux possibilités d’un caractère (ce qu’on appelle un couple de caractères : cheveu noir
par rapport à cheveu blond, robe grise d’une souris par rapport à robe blanche, fleur rouge du pois par rapport à fleur blanche) n’apparaissent pas, lorsqu’on croise les représentants d’un couple de caractères, avec une fréquence égale. L’un des caractères est dit dominant (cheveu noir, robe grise, fleur rouge) parce que, sur quatre fois, apparaît en moyenne trois fois, tandis que l’autre caractère est dit récessif (cheveu blond, robe blanche, fleur blanche) parce que, sur quatre fois, il n’apparaît en moyenne qu’une fois.
Prenons comme exemple théorique (mais cela est valable pour tout autre couple de caractères)
le croisement d’un pois à fleurs rouges et d’un pois à fleurs blanches. Il y aura trois possibilités chez les premiers descendants (en réalité, il n’y a pas ces trois possibilités pour le pois, mais nous ramenons tout à cette plante pour simplifier la démonstration) :
a) Ils sont tous roses ;
b) Ils sont tous panachés rouge et blanc ;
c) Ils sont tous rouges.
C’est ce dernier cas qui est le plus important et qui a révélé le plus lumineusement les lois de Mendel. En effet, croisez maintenant, entre eux, ces premiers descendants tous rouges (mais
il en serait de même si vous croisiez entre eux, respectivement, les premiers descendants roses ou les premiers descendants panachés). Les descendants de seconde lignée se partagent en un quart de blancs (qui, croisés entre eux, donneront à perpétuité des blancs), un quart de rouges dits purs (qui, entre eux, donneront à perpétuité des rouges) et une moitié de rouges dits impurs, parce que, croisés entre eux, ils redonneront, comme leurs parents, un quart de blancs, un quart de rouges purs et une moitié de rouges impurs. Le rouge, qui apparaît donc trois fois sur quatre, est dit dominant, par rapport au blanc qui est dit récessif.
Or, les principaux caractères du facies judaïque, tels que nous les avons énumérés, offrent cette particularité d’être justement des caractères dominants, au sens mendélien du mot, par rapport aux caractères opposés. En effet, les observations fuites jusqu’ici montrent que le cheveu et l’oeil foncés sont dominants par rapport au cheveu et à l’oeil clairs, le cheveu crépu par rapport au cheveu lisse, le teint basané par rapport au teint clair, les lèvres épaisses par rapport aux lèvres minces ; quant au nez, si le rapport de la forme droite à la forme aquiline n’est pas définitivement éclairci, la forme aquiline est en tout cela dominante par rapport à la forme concave.
En cas donc de croisement d’un visage typiquement judaïque avec un visage typiquement
non-judaïque, les principaux caractères judaïques ont trois fois plus de chances, grosso modo, de figurer chez les descendants que les caractères non-judaïques. Mais lorsque, dans une population comme l’ethnie juive, la grande majorité des individus sont de descendance juive, les caractères d’individus qui, par mariage, entrent dans l’ethnie juive, ont très peu de chances de se maintenir et sont « recouverts » avec une rapidité particulière.
Si donc, depuis longtemps, on s’était rendu compte de cette persistance des caractères judaïques dans les familles juives d’une part, et dans les familles non-juives à l’origine, où ces caractères avaient une fois pénétré, et si on s’en étonnait, on sait maintenant qu’il n’y a là rien de divin — ni de diabolique ! Les lois de Mendel expliquent d’ailleurs, dans toutes les races, toute ténacité d’un caractère par rapport à un autre caractère formant couple avec lui.
Quant à la raison profonde pour laquelle un caractère est dominant ou récessif par rapport à un autre, nous l’ignorons comme nous ignorons les raisons premières de toutes choses.

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